Community Manager, un poste de stagiaire ?

C’est la question que je me pose de plus en plus ! Et qui accessoirement me déprime de temps à autres :).

Passionné par les réseaux sociaux, les communautés, les forums et les conversations que les marques doivent instaurer avec leurs fans, je suis en recherche d’un poste dans le Community Management.

Etant diplômé d’un Master II Marketing au sein de l’IESEG Lille en 2008, je me heurte actuellement à un problème plutôt délicat. En effet, une simple recherche de ce types de postes sur le web suffit à mettre en valeur un phénomène intriguant: « le poste de Community Manager est actuellement proposé en grande majorité à des stagiaires ».

Ce métier est pourtant on ne peut plus à la mode en ce moment.

Le cabinet de recrutement Altaide vient justement de publier un article à ce sujet, intitulé: « Community Manager, la fonction à la mode dans le marketing digital ».

Voici la présentation de ce métier selon Jacques Froissant, auteur de ce billet.

Les taches principales du Community Manager sont les suivantes:

  • élaborer des recommandations et des plans d’actions,
  • créer et gérer une communauté en ligne en utilisant les outils marketing et communautaires, comme les forums ou les blog,
  • assurer la pertinence des réponses apportées,
  • maintenir une communication harmonieuse avec les utilisateurs,
  • dynamiser la communauté grâce à des newsletters, des jeux, des événements,
  • assurer une veille sur les réseaux sociaux autour d’une part de votre marque ou service suivi, et d’autre part pour identifier des « practices » intéressantes et reproductibles,
  • assurer un  » reporting  » et une mesure de retour sur investissement de ses actions.

Bien entendu, l’émergence de ce nouveau métier est due à l’explosion des réseaux sociaux ces dernières années.

Les annonceurs notamment commencent de plus à plus à comprendre l’intérêt de ces postes dans leurs dispositifs de communication et marketing même si en France nous avons toujours un temps de retard par rapport aux Etats Unis où les cases studies sur le sujet sont nombreux.

On lit ici et là que le Community Manager serait en fait le porte parole de la marque auprès des communautés et qu’il représenterait ainsi une marque et ses valeurs sur le Web.

N’est il alors pas paradoxal de voir que la plupart des offres de Community Manager concernent des stagiaires ? On confie ainsi ce poste clé à une personne généralement moins impliquée dans l’avenir et la vision de l’entreprise qu’un employé de la dite entreprise ?

Comme je l’ai expliqué au début de mon article, je suis diplômé depuis octobre 2008. J’ai par le passé effectué des stages et diverses études sur le web en général (publicité, participation à la stratégie web d’un journal..) et lors de ma précédente expérience en tant que consultant en recrutement par approche directe (chasseur de tête, même si cette expression n’est pas toujours très bien vue :)), j’ai eu l’occasion de participer activement au positionnement web du Cabinet (présence sur les réseaux sociaux Linkedin, Viadeo, Twitter… ainsi que la création d’un blog entreprise).

Néanmoins, je me heurte aujourd’hui à cette étrange réalité qui veut que le Community Manager soit actuellement en France un poste de stagiaire.

Alors bien entendu, étant donné que l’émergence de ce métier est toute récente, il y a encore relativement peu de personnes formées sur ces problématiques et ayant une expérience professionnelle sur le sujet.

C’est pour cela que je commence à envisager tout doucement  la possibilité d’effectuer un stage hors études qui me permettrait ainsi de pouvoir enfin mettre en avant mes compétences et ma passion pour les problématiques liées à l’animation de communautés.

Et après tout, le Community Manager semble être le métier de rêve pour un stagiaire qui se voit ainsi confier un poste clé et des responsabilités difficilement atteignables sur d’autres types de postes dans le cadre d’un stage :).

Que pensez vous de cet étrange paradoxe ?

2009: l’heure du bilan

une année pas mal mais peut mieux faire 🙂

Forcément qui dit fin d’année dit l’heure du bilan.

Que retenir au final de cette année 2009 ?
Artiste de l’année

Arctic Monkeys

Attendus au tournant avec leur troisième album qu’on nous annonçait fortement influencé par Josh Homme et son désert américain, les Monkeys ne m’ont pas déçu. Fini le punk rock du premier opus, place à une pop des plus arides. Une vraie prise de risque qui en a dérouté plus d’un mais qui m’a convaincu ! Ces mecs là sont probablement les derniers dignes représentants du rock british.

En revanche et heureusement, le choix sera bien plus difficile en 2010 vu le calendrier des sorties musicales: LCD SoundSystem, Arcade Fire, Interpol, MGMT, Massive Attack.…. on va se régaler !

Album de l’année

Fever Ray – Fever Ray

Une année assez décevante au final ! Beaucoup de très bonnes chansons (d’ailleurs ma compilation 09 arrive prochainement) mais peu d’albums qui ont tenu la route sur la longueur. J’ai failli mettre le Humbug d’Arctic Monkeys mais je suis retombé récemment sur l’album éponyme de Fever Ray (le projet solo de la chanteuse de The Knife). Quel son original et frais. C’est de plus ultra bien réalisé, au casque c’est une vraie merveille et l’on découvre de nouveaux sons à chaque écoute. Une vraie découverte et mon coup de coeur musical de 2009.

Concert de l’année

Oasis and Kasabian @ Wembley

Victoire incontestable. Juillet 2009, 90000 personnes dans le magnifique stade de Wembley. 4 groupes (Reverend and the Makers, the Ennemy, Kasabian et donc Oasis). Kasabian a sacrément chauffé le stade, l’impression d’assister à une passe d’armes avec Oasis dont c’était l’un des derniers concerts. Pas de doutes, la relève est là ! Les pubs n’ont qu’à bien se tenir. Merci à Franck, Loic et Delphine pour ce super souvenir.

En cadeau, « Don’t Look Back in Anger » d’Oasis en live, frissons garantis.

Film de l’année

District 9

Une année très riche d’un point de vue cinématographique. De nombreuses heures passées dans les salles obscures parisiennes. En vrac: The Chaser, Startrek, Gran Torino, Slumdog Millionnaire, OSS 117 Rio ne répond plus, Avatar, Démineur, Very Bad Trip, Good Morning England…

Mais le film le plus marquant pour ma part aura été District 9. Précédé d’un bon buzz (produit par Peter Jackson himself, forcément ça fait son effet), ce film tient toutes ses promesses. J’ai aimé: l’antihéros par excellence (un simple fonctionnaire un peu limité), le fait que l’action prenne place en Afrique du Sud, de superbes effets spéciaux et de l’action à gogo avec pas mal de références notamment à certaines oeuvres japonaises (un petit côté Metal Gear Solid loin d’être déplaisant :)). Un bon bol d’air frais pour la Science Fiction ! Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, voici le trailer.

Acteur/actrice de l’année

Michael C. Hall

on ne dirait pas comme ça mais cet homme est dangereux

J’ai longtemps hésité avec Kad Merad (non je déconne :)) mais Michael C.Hall mérite vraiment cette récompense. Il incarne à la perfection Dexter Morgan, homme habité de pulsions meurtrières et dorénavant père de famille. Bon par contre il était également à l’affiche au cinéma dans le daubesque « Ultimate Game » mais on va lui pardonner tant sa prestation dans Dexter force l’admiration.

Série de l’année

Dexter

Choix assez facile pour cette année. Certes Breaking Bad est vraiment top aussi (vivement la saison 3), certes les geeks de The Big Bang Theory emmené par Sheldon Cooper auraient pu rafler la mise et certes Hank Moody et Charlie Runkle de la déjantée Californication m’ont fait mourir de rire… Mais la saison 4 de Dexter est juste fabuleuse et je pèse mes mots. Après une saison 3 un peu ratée (la faute notamment à un tueur peu charismatique) on pouvait craindre le pire. Dexter a superbement remis les points sur les I. Un suspense insoutenable, un vrai adversaire de taille pour Dexter (le génial Trinity) et un final absolument génial (surement l’un des meilleurs toutes séries confondues). L’attente de la saison 5 sera longue, très longue, trop longue :(.

En revanche, je mets des points négatifs pour Desperate Housewives (de moins en moins fun et intéressant) et pour How I Met Your Mother qui a vraiment perdu en créativité et dont l’histoire n’avance absolument pas !

Bouquin de l’année

Seul le Silence de R.J.Ellory

on peut croire Michael Connelly sur parole sur ce coup

Une vraie révélation puisque qu’il s’agit du premier roman de cet auteur dont on risque d’entendre parler à l’avenir. L’histoire d’un garçon traumatisé dans son enfance par une série de meurtres de jeunes fillettes de son village. Plusieurs années plus tard, les crimes reprennent et notre héros se remet alors sur les traces du tueur qui le hante tant. La force de ce roman réside dans le fait que l’on accorde au final une importance moindre à l’identité du tueur en question (qu’on apprend en toute fin) et que l’on se concentre essentiellement aux émotions ressentis par le jeune homme. Vraiment très poignant, avec des sentiments justement présentés. On s’attache véritablement à lui et on l’admire de rester encore debout après toutes ces horribles épreuves que lui a réservé la vie.

Mention également pour le très bon Shutter Island de Denis Lehane qui sera adapté l’année prochaine au grand écran par Martin Scorcese avec Leonardo Di Caprio dans le rôle principal.

Blog/site de l’année

Another Brick in the Buzz 🙂 (Twitter plus sérieusement)

Tout de même difficile de ne pas parler d’Another Brick in the Buzz dans ce bilan de 2009. Lancé début Août, je dois reconnaitre que je suis plutôt satisfait du travail accompli et du nombre de lecteurs. 5 mois d’activité donc, pas loin de 100 posts, quelques milliers de pages vues, des dizaines de commentaires…. je me suis enfin lancé dans la blogosphère et je ne regrette pas cet investissement (oui car ça prend quand même du temps :)). Merci donc à vous tous !

Sinon 2009 ça aura également été pour moi la création d’un compte Twitter. Je m’en sers principalement pour présenter de l’information de qualité (du moins le plus souvent possible :)) à mes followers et pour entrer en contact avec les personnes influentes du monde du Web et de la publicité online.

En revanche, un petit coup de moins bien pour Facebook que je trouve un peu essouflé. Certes maintenant tout le monde y est (vos tantes, votre voisine, votre grand mère…) mais je pense que l’audience va chuter dans les prochains mois. Facebook, le futur Caramail ? Wait and see !

Vidéo de l’année

C’est très très con mais ça me fait mourir de rire. Cela dit, David Guetta sous exta, le Lipdub de l’UMP ou Snoop Doggy Dog du 78 c’est très bon également :).

Revival de l’année

Michael Jackson

La mort de MJ restera un des moments marquants de 2009. Un très grand nous a quitté et depuis, on a jamais autant écouté sa musique. Plus une seule soirée dans un bon Billie Jean par exemple. RIP

Je vous souhaite à tous une bonne année 2010 ! Et n’hésitez pas à laisser vos commentaires et à exprimer vos propres choix dans les catégories de ce bilan 😉

Faut il avoir peur des ebooks ?

le Kindle d'Amazon

le Kindle d'Amazon

Petit retour quelques années en arrière.

Les lecteurs MP3, avec en chef de file les différentes déclinaisons de l’Ipod d’Apple, ont entraîné la mort du CD sous forme physique.

Les raisons de ce succès étaient prévisibles et au final répondaient à un besoin du consommateur.

La perspective d’emporter dans sa poche l’équivalent d’une collection de plusieurs milliers d’albums représentait un véritable attrait.

Par nature, un album a forcément une durée d’utilisation relativement courte (disons 45 minutes en moyenne).

Prenons l’exemple d’un individu lambda effectuant un voyage en train d’une durée de 2h. Cette personne voulant écouter de la musique pour égayer ce trajet pouvait alors utiliser un lecteur de CD portable.

De par ma propre expérience personnelle, je pouvais parfois emporter avec moi jusqu’à 3 albums mais pour des raisons de confort, il était impossible de se promener avec sa collection de galettes.

L’avènement de l’Ipod a donc comblé un besoin qu’il a lui même créé au final de par ses propres caractéristiques (disque dur offrant un espace de stockage important pour des fichiers numériques).

Nous sommes alors arrivés dans une ère de zapping musical permettant aux consommateurs de choisir instantanément d’écouter le morceau de leur choix.

La notion même de l’album en a été irrémédiablement modifiée.

L’industrie du disque n’a pas su anticiper cette tendance et de nombreuses majors ont rendu les armes.

Dorénavant, on achète des morceaux à l’unité plutôt qu’un album intégral. Bien entendu, beaucoup de personnes continuent encore à acheter le produit physique, nettement plus chaleureux et réel qu’un simple fichier MP3. On assiste ainsi notamment à une hausse croissante des vinyles, réels objets de collection et proposant une qualité audio à faire pâlir n’importe quel possesseurs de lecteur MP3.

Aujourd’hui, le monde de l’Edition se trouve confronté à la même problématique avec l’invasion prochaine des livres électroniques.

Ces produits technologiques nous permettront de lire et consulter toutes sortes de fichiers numériques (éditions de journaux, livres, manuels….) depuis un simple terminal.

Ce qui me chagrine le plus dans cette histoire est le fait que cette fois le besoin du consommateur me paraît nettement moins évident et logique que dans le cas de la musique.

En effet, en reprenant le cas du voyage de 2 heures en train, de nos jours nous pouvons effectuer ce voyage avec un seul et unique livre.

La durée d’utilisation d’un livre peut varier de quelques heures à plusieurs jours selon votre rythme de lecture.

La logique de zapping ne s’applique pas aux livres. Personne ne va par exemple lire 30 pages d’un polar, puis 20 d’un roman autobiographique pour terminer par la lecture de 45 pages d’un livre sur le cinéma polonais.

Quel serait le réel intérêt à emporter avec soi sa bibliothèque de 1000 ouvrages ?

A la rigueur, cette démarche peut fonctionner avec les magasines se prêtant plus à des lectures discontinues étant donné que les articles ne forment pas un unique ensemble justifiant la lecture de chaque page.

Je dois donc avouer que je suis à l’heure actuelle plus que circonspect par rapport à ces ebooks.

Le livre au format physique propose un confort de lecture incomparable avec une lecture sur écran et reste un objet de collection de valeur inestimable. De plus, un livre c’est également une qualité d’impression, une douceur des pages, une odeur, un plaisir de tourner chaque page.

On va bien s’amuser à cliquer sur un bouton pour actualiser les pages sur nos ebooks.

Voir de telles oeuvres réduites en fichier texte me ferait mal au coeur.

Une fois de plus, cette démarche était nettement plus « normale » dans le cas du disque (après tout on n’avait quasiment aucun rapport physique avec ce support; on passait déjà d’une piste à l’autre en appuyant sur un bouton de notre chaine Hifi).

Je vous en prie, rassurez moi et montrez moi que je ne suis pas le seul à avoir peur de cette course à la numéritisation de tous nos produits culturels.

La fin du CD était inévitable, j’ose espérer que celle du livre ne le sera pas dans quelques années !